lundi 6 septembre 2010

Saint Zénobie priez pour nous.

S'établir à Florence est une chose, le faire dans une rue quelconque en est une autre.

Pourtant, à première vue, la via San Zanobi (mon palace est au 54) ressemble à bon nombre de ses voisines. La banalité à l'italienne. Une rangée de piaggio, un café, des poubelles, une rangée de vélos, des poubelles.

A l'image de sa ville, grise et fermée, la ruelle mérite cependant que l'on gratte sous la couche de pollution qui en recouvre les mûrs. La raison principale, c'est l'identité du personnage historique qui s'est vu refiler le parrainage de ces 200 mètres orientés nord-est. Saint Zénobie. Ici le taulier,que par convenance nous appellerons Z, c'est lui.

Z donc, 337 - 417, est "vénéré" comme le premier évêque de la ville de Florence. (Wikipédia ne fait pas dans la demi-mesure avec monsieur). En remerciement de la christianisation de la région, l'Église catholique romaine lui offre un cercueil en argent dans la Santa Maria del Fiore aka le Duomo et Botticelli lui consacre une série de quatre tableaux à partir de 1500. Mais franchement avouez que passer sa retraite dans la cathédrale la plus célèbre de la ville et faire le prête nom pour une rue miteuse en guise de postérité urbaine, ça sent la vengeance franc maçonnique (loge complot et pâtes à la carbonara). 

Sinon la légende veut qu'au cours de son enterrement, Z fît revenir un orme à la vie d'un simple effleurement avec son corps saint. S'il pouvait lui venir l'envie de faire quelque chose pour les jardins publics florentins...

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