32 jours... Plus d'un mois depuis ma dernière publication. Et que dire du dernier article rédigé sur ce qui devait s'apparenter à un carnet de bord, un livre de route (et non, pas à un journal intime).
Cela ne fait pas très sérieux j'en conviens.
Non pas que je sois tombé en hibernation, quoique généralement Novembre soit ma période la plus décroissante de l'année, mais c'est surtout que le processus narratif est entré en collision avec mes propres limites d'écriture.
Vous l'aurez sans doutes remarqué, j'utilise très rarement cet espace pour vous conter mes aventures personnelles, ma vie quotidienne... mais plutôt pour aborder des sujets plus généraux, propres à Firenze. Son mode de vie, ses artistes, sa Fiorentina, etc. Sans pour autant prétendre à un travail journalistique, je privilégie des sujets qui possède à mon sens une trame de fond.
"En politique, il y a ceux qui font du fond et il y a ceux qui touchent le fond."
Outre Dominique Paillé, les mauvaises langues diront que c'est le fait d'avoir touché le fond de ma bouteille de Havana Club qui me rend moins prolixe. Je répondrais que, s'il est vrai que la consommation de boissons alcoolisées est une activité dont l'intérêt du récit écrit est proche de zéro, je n'étais pas non plus totalement sobre en septembre et octobre.
Alors? Alors c'est surtout que les sujets qui me tiennent à cœur n'ont que très peu évolué ces derniers temps.
La Fiorentina fonctionne sur courant alternatif, Firenze continue d'être la ville de la tessera (j'en possède désormais 14, dont une obligatoire pour consommer dans un bar-café...), la loi Gelmini relative à l'éducation poursuit son parcours législatif et Berlusconi continue de se taper des mineurs en affirmant qu'il est préférable "d'apprécier les jolis filles plutôt que d'être homosexuel".
| Au bout du couloir, l'inspiration... Mercato delle pulci - Piazza dei Ciompi |
La seconde raison de ce black-out total réside dans un changement de position au niveau intellectuel et culturel, tant sur le plan individuel que collectif.
Après déjà plusieurs mois à l'étranger, à cette période de l'année "les évènements on arrête de les raconter, on les vit."
Formule lapidaire, qui se suffit à elle même, co-produite avec un camarade granadain qui rencontre les mêmes problèmes d'envolés lyriques mais dont je tairais le nom pour lui éviter plus de problèmes avec son éditeur.
En effet, fini les tours solitaires en centre ville sous le soleil de septembre, la chasse à l'Hogre du mois d'octobre... Le début de l'année universitaire et la socialisation à grande vitesse, s'ils permettent le démarrage d'une nouvelle vie, ne laissent pas forcément le temps d'en faire de la prose. Et amènent de surcroit une nouvelle routine, de nouvelles habitudes (n'y voir ici aucune connotation péjorative) qui, quand bien même elles se déroulent à l'étranger, attendront le comptoir du Cluricaume pour être partagées.
C'est pour moi tout le paradoxe.