vendredi 10 décembre 2010

Le coup de la page blanche...

32 jours... Plus d'un mois depuis ma dernière publication. Et que dire du dernier article rédigé sur ce qui devait s'apparenter à un carnet de bord, un livre de route (et non, pas à un journal intime). 

Cela ne fait pas très sérieux j'en conviens.

Non pas que je sois tombé en hibernation, quoique généralement Novembre soit ma période la plus décroissante de l'année, mais c'est surtout que le processus narratif est entré en collision avec mes propres limites d'écriture.

Vous l'aurez sans doutes remarqué, j'utilise très rarement cet espace pour vous conter mes aventures  personnelles, ma vie quotidienne... mais plutôt pour aborder des sujets plus généraux, propres à Firenze. Son mode de vie, ses artistes, sa Fiorentina, etc. Sans pour autant prétendre à un travail journalistique, je privilégie des sujets qui possède à mon sens une trame de fond.

"En politique, il y a ceux qui font du fond et il y a ceux qui touchent le fond."

Outre Dominique Paillé, les mauvaises langues diront que c'est le fait d'avoir touché le fond de ma bouteille de Havana Club qui me rend moins prolixe. Je répondrais que, s'il est vrai que la consommation de boissons alcoolisées est une activité dont l'intérêt du récit écrit est proche de zéro, je n'étais pas non plus totalement sobre en septembre et octobre.

Alors? Alors c'est surtout que les sujets qui me tiennent à cœur n'ont que très peu évolué ces derniers temps.

La Fiorentina fonctionne sur courant alternatif, Firenze continue d'être la ville de la tessera (j'en possède désormais 14, dont une obligatoire pour consommer dans un bar-café...), la loi Gelmini relative à l'éducation poursuit son parcours législatif et Berlusconi continue de se taper des mineurs en affirmant qu'il est préférable "d'apprécier les jolis filles plutôt que d'être homosexuel".

Au bout du couloir, l'inspiration... Mercato delle pulci - Piazza dei Ciompi











La seconde raison de ce black-out total réside dans un changement de position au niveau intellectuel et culturel, tant sur le plan individuel que collectif. 

Après déjà plusieurs mois à l'étranger, à cette période de l'année "les évènements on arrête de les raconter, on les vit."

Formule lapidaire, qui se suffit à elle même, co-produite avec un camarade granadain  qui rencontre les mêmes problèmes d'envolés lyriques mais dont je tairais le nom pour lui éviter plus de problèmes avec son éditeur.

En effet, fini les tours solitaires en centre ville sous le soleil de septembre, la chasse à l'Hogre du mois d'octobre... Le début de l'année universitaire et la socialisation à grande vitesse, s'ils permettent le démarrage d'une nouvelle vie, ne laissent pas forcément le temps d'en faire de la prose. Et amènent de surcroit une nouvelle routine, de nouvelles habitudes (n'y voir ici aucune connotation péjorative) qui, quand bien même elles se déroulent à l'étranger, attendront le comptoir du Cluricaume pour être partagées.

C'est pour moi tout le paradoxe.

lundi 25 octobre 2010

Ici et là, le faciès...

Travail à la chaine

Des cours gratuits, vous en rêviez?, le gouvernement Berlusconi l'a fait...mais avec toujours cette pointe d'innovation propre aux troupes d'Il Cavaliere

En effet, là où vous vous attendez à apprendre que les frais d'inscriptions dans les universités italiennes disparaissent pour permettre une équité sociale parfaite, vous notez qu'en fait ce sont vos professeurs ricercatori qui se voient dans l'obligation d'enseigner sans toucher de rémunération pour cette partie de leur métier.  

Assemblea d'Ateneo ou l'AG à l'italienne

Encore plus fort que la loi française relative à l'autonomie des universités LRU, le projet de loi italien DDL Gelmini permet des coupes drastiques dans le budget de l'enseignement tout en obligeant les chercheurs à produire plus de travaux. 

Si je vous dit qu'en plus cette réforme pousse les universités publiques à s'accoquiner avec des décideurs privés, ça vous étonne?

Et vous n'avez encore rien vu... le reste demain. Pour vous exposer, avant l'assemblée générale étudiante  du pôle Lettere e Filosofia de la faculté de Florence, les raisons de la colère croissante du monde de l'enseignement public italien.

mercredi 29 septembre 2010

Choc des cultures.

En fait la Vierge a deux enfants... dont un qui a mal tourné.

Si cette fois-ci je me permet un commentaire sur une photo, c'est seulement pour souligner combien cette scène résume parfaitement l'ambiance florentine.

Rues pavées et bicyclettes pour un centre ville préservé et piéton. Volets fermés et grilles aux fenêtres pour une hospitalité parfois limitée. Tag et fresque cohabitants sur le même mur pour un art contemporain qui  tente de se développer dans une cité où l'histoire vous regarde de haut.

lundi 27 septembre 2010

Derrière les murs.

"Pour vivre heureux, vivons cachés", si l'adage paraît désuet et caricatural, il est encore de rigueur ici et là.

Ici, là, à Firenze, il est appliqué à la lettre. Ville touristique par excellence, où les quatre continents se rejoignent pour voir le même David, photographier le même Duomo, faire la visite de la Galerie des Offices et y mettre fin au même endroit, exténués et groggy après cet amoncellement  d'œuvres d'art.

Ici, la mondialisation fait des ravages, jusqu'au dégout. Restaurant, bar, boutique souvenir... la peur du piège à touriste est tellement forte que vous en devenez paranoïaque. La volonté de trouver un endroit authentique, fréquenté par les florentins, est chaque jour de plus en plus grande. Mais, cette fois encore, c'est l'échec. Cuisant, frustrant, déprimant, avec ce sentiment grandissant que quelque soit le temps passé ici, la situation est irrémédiable.

Ici, la Caverne d'Ali Baba ne nécessite pas de sésame mais une scie à métaux

Un constat s'impose. De prime abord, rien de ce qui peut vous permettre de vous sentir accepté par la cité n'est accessible. Plusieurs raisons à cela.

De manière évidente, avec un centre historique parfaitement conservé, dense et étroit, les lieux culturels, associatifs, sportifs etc... sont rejetés en dehors de la ville. De l'autre côté du viale, sorte de mini-périphérique intramuros. Pas de voiture veut dire transports en commun, dont les services s'arrêtent au moment  où ouvrent les nombreux lieux nocturnes de la banlieue florentine.

Dans une ville pleine de palais, la culture du secret ne paraît pas totalement insolite. Les bibliothèques, les jardins publics, les galeries d'art contemporain et même les facultés sont cachés derrières de gigantesque murs ocres salis par la pollution automobile et dont les grilles ne laisse apercevoir qu'une infime partie des richesses qu'ils protègent.

Plus surprenante est la propension de la ville à développer un nombre important de clubs et groupes privés.
Un réseau associatif d'obédience communiste possède pas moins d'une cinquantaine de lieux de rassemblement (bars, salles de spectacles, restaurants...). Pour y accéder, une seule obligation, avoir la carte de membre. Le Doom Club, haut lieu de la culture underground et électro, n'est accessible lui aussi qu'en possession d'une carte. La terrasse du seul café de la ville donnant de plein pied sur les berges de l'Arno... vous connaissez la suite.

Pour le reste, et à quelques rares exceptions, les bars apparaissent plus décevant les uns que les autres. Et pas la peine de parler des pubs "irlandais" diffusant les matchs de NFL pour la communauté américaine.

Pourtant des alternatives existent, mais elles résident dans une partie du problème. Les florentins. Loin d'être avenant, on est même au bord du replis culturel. Au delà des banalités d'usage les conversations avec des "étrangers" sont rares et plutôt brèves. On peut même apercevoir quelques tags "Touristi e Erasmus Fuori".
Mais force est de constater que les torts sont partagés. Les touristes se baladent par paquets de 20, les yeux rivés sur leur plan au beau milieu du carrefour et cherchent désespérément les ouphissi. Les erasmus picolent par paquets de 20 sur les marches des églises, les yeux rivés dans le fond de leur bouteille de Moretti. Avouez que cela peut irriter.

Alors? Et bien on s'accroche. On tente de nouer le contact à chaque occasion, on s'amuse des échecs et on sirote une bière, entre "expatriés" en manque d'insertion sociale, pour oublier et se donner la force de recommencer. Et ça commence à porter ses fruits.

La preuve. Pour le Doom Club, j'ai trouvé une marraine. C'est pas mal aussi. Mais ça vous étonne si je vous dit qu'elle est espagnole...?!

lundi 20 septembre 2010

"Meritiamo di Più".

Ce samedi à Florence c'était Calcio, et ici ce n'est pas simplement du football.
Quand le cliché s'avère être une réalité.

Tout commence par une chasse aux infos. L'objectif étant de faire rentrer six français (je suis accompagné de mes voisins) au stade, le terrain se doit d'être balisé. Mes colocataires italiens m'annoncent que l'on peut acheter des billets sans problème, mais le doute persiste.
En effet pour cette partita entre la Fiorentina et la Lazio de Rome, le défi consiste à pénétrer dans la Curva Fiesole, le virage des tifosi à Artemio Franchi. Ou comment assister en touriste à un match avec les Ultras...

10H, l'heure d'aller prendre un café à la Pasticceria du coin de la rue, de jouer le bon client, de discuter le coup avec le patron et d'obtenir plus de renseignements.
Mission accomplie. Après les palabres, je ressort avec l'adresse du bar des habitués de la Fiesole, qui vend également des billets.

16H30, après un repas à l'italienne, donc d'une durée de quatre heures, à la colocation, nous prenons le bus direction Stadio Communale. La consigne est passée à mes acolytes néophytes. Aucun vêtement bleu ciel, couleur adverse.
Le bus est plein, le violet et l'anglais dominent. Arrivé à destination, spectacle classique. Carabinieri à foison, rues bloquées et tireuses à bière. Après quelques atermoiements, nous obtenons sans problèmes les sésames à 17 euros pièce. Les places en "présidentielle" sont à 145 euros, ma carte bancaire dit non.

SS Lazio c'est pour Società Sportiva...
Aujourd'hui l'ambiance est particulière.
Côté sportif, les résultats ne sont pas bons (un nul et une défaite). Mutu, Jovetic et Dagostino ne sont pas là, et donc, sans créateur, la qualité de jeu, primordiale à Florence, non plus. Le nouvel entraineur, Sinisa Mihajlovic doit faire ses preuves et obtenir sa première victoire dès aujourd'hui.
De plus, Gilardino et Montolivo, après avoir participé à la Coupe du Monde, sont hors de forme mais titularisés faute de remplaçants crédibles. Fait très rare ici, ce dernier a même était "invité" à ne pas décevoir  son monde ce soir, par le biais de tags autour du camp d'entrainement.

Mais en Italie, le football ce n'est pas que du sport. On s'en aperçoit en rentrant dans la Curva.
Deux tifo sont déployés en hommage à des ultras disparus. Alessandro Papini, tifoso de Savoia, mort il y à deux ans percuté par une voiture et Giancarlo Nencioni, tifoso "historique" de la Fiorentina, disparu dans la semaine. Les joueurs viennent déposer des gerbes de fleurs avant leur échauffement, sous les applaudissements.

18H, le match démarre avec... une grève des encouragements dans les dix premières minutes pour protester contre la Tessera dello Tifoso. Cette carte est obligatoire depuis le début de la saison pour toute personne souhaitant  voir son équipe à l'extérieur. Présentée comme un moyen de lutter contre la violence dans les stades, la carte en profite pour se donner un petit côté Big Brother. Photo et informations personnelles, puce électronique et système de géolocalisation. La totale. Et le pire c'est que pour essayer de se faire accepter, ce système propose à l'abonné des réductions sur des marques de consommation courante. Du flicage pur et dur entouré par des promotions...

Pour dénoncer ce système et se foutre de sa gueule, les Ultras reprennent en coeur "no no no, no alla tessera" sur l'air de l'ignoble Waka Waka, hymne de la World Cup interprété par Shakira. Une sacrée barre de rire.

La Tessera est une belle connerie, remettant en cause les libertés individuelles d'une partie de la population désignée d'office comme suspecte et dangereuse, mais c'est grâce à elle que nous sommes dans la Curva  Fiesole aujourd'hui. Sentiment ambivalent.
Alors pour se faire pardonner, on chante, on crie et on insulte les laziali en français dans le texte.

Sur la pelouse, c'est catastrophique. Pas de mouvement, pas de technique et pas de prise de risque. La Viola joue la peur au ventre et quand l'arbitre lui accorde un pénalty à la demi-heure de jeu, c'est le jeune serbe Ljajic, remplaçant du remplaçant, tellement inconnu qu'il n'a même pas eu sa photo sur l'écran géant lors de la présentation des équipes, qui prend ses responsabilités et marque. Celui-ci vient saluer une Curva qui l'acclame et en fait son héros du jour. Monsieur.

Montolivo, le capitaine, regarde ses pompes et multipliera les mauvais choix tout au long d'un match qui ne sera ensuite qu'une longue descente aux enfers. Niveau indigent et victoire méritée de la Lazio 2-1.
En seconde mi-temps, les chants à la gloire de la Viola et de la Fiesole font place à un "Andate a lavorare" , un ironique "Difendiamo il resultato" et à un "Meritiamo di più" final qui résonne encore.
Ceux à l'encontre de Rome (très fleuris) et de la Tessera font toujours recette.



En tout cas, malgré un niveau footballistique proche du néant, l'ambiance est incroyable, la bière est bonne et la weed fait plus de nuages que les fumigènes. Les Groupes Ultras 7Bello et CAV (Collettivo Autonomo Viola) assurent le spectacle et leurs capi forcent le respect.

20H, l'orage a attendu la fin du match pour nous tomber sur le coin de la gueule.
20H15, les tifosi ont attendu la sortie des dirigeants et des joueurs pour leur tomber sur le coin de la gueule.
Pendant ce temps, les rares ultras de la la Lazio ayant fait le déplacement ont réussit à démonter à coups de pieds la vitre de sécurité qui entoure leur partie de tribune et tente d'en découdre avec les familles présentes en tribune latérale et le service de sécurité. Surréaliste.

Pour nous c'est l'heure de l'apéro. Noyer son chagrin dans l'alcool pour oublier la défaite. L'excuse est toute trouvée.

Le prochain match à domicile, c'est contre Parme le dimanche 25 septembre. Ça vous étonne si je vous annonce que j'y serai ?

jeudi 16 septembre 2010

Autonomie facultative.

Facoltà di Lettere e Filosofia 




Les facultés changent, les élections se ressemblent.

En France, les élections étudiantes (dans leur totalité) sont célèbres pour leur taux de participation similaire au pourcentage obtenu par les opposants ouzbeks.
En Italie, elles ont un taux de participation équivalent au taux de croissance annoncé par Christine Lagarde chaque année. Et les élections au CNSU (Consiglio Nazionale Studenti Universitari) ne dérogent pas à la règle. 

Cet organe consultatif est composé, pour 3 ans, de 30 étudiants élus par l'ensemble de leurs condisciples au niveau national. Vous voyez arriver la vaste blague.

Ces élus, forts du déplacement en masse dans les urnes, sont autorisés à donner leur avis et à faire des propositions au Ministère de l'Université et de la Recherche. Rangez donc ce sourire en coin. 
Dans les faits ils servent surtout de caution au projet d'autonomie des facultés italiennes (cela doit vous rappeler quelque chose) qui permet, ici aussi, à l'État d'effectuer des coupes drastiques dans les budgets de l'éducation.

Le précédent président du CNSU, Diego Celli, appartenait à la CLDS (Coordinamento Liste per il Diritto allo Studio), mouvement rattaché à la droite chrétienne et dont les membres sont connus pour être très actifs dans les campagnes électorales du Poppolo Della Liberta, le parti de Berlusconi.
La boucle est bouclée.

L'abstention, parfois, sert à éviter les pièges à cons.

lundi 13 septembre 2010

What's HOGRE ?

A peine un programme établit que déjà il ne tient plus. Un changement d'emploi du temps (j'ai enfin rencontré des français) m'oblige à me soustraire à la visite du campus de Novoli pour aller prendre l'apéro...

Alors passons, et allons directement à la rencontre de quelqu'un de légèrement "collant", quelqu'un qui incruste ses visuels contemporains aux quatre coins de la carte postale culturelle florentine.

HOGRE, puisque c'est de lui dont il s'agit, est un artiste plasticien romain. Et c'est tout. En effet, rien de plus à glaner sur le personnage. La raison? son mode opératoire.

HOGRE colle où bon lui semble, mais surtout dans les endroits les plus exposés à la vue de tous, passants comme autorités, d'où son anonymat relatif.

A Florence, on ne le retrouve pas au fond d'une ruelle déserte mais bien sous l'œil avisé de Big Brother, au coin de la très passante Via Ghibelina, en face d'un des plus grands lycées de la ville ou sur les murs de la Faculté d'Histoire.

Ces collages sont précis, vifs et en total opposition avec l'ambiance historique et architecturale de la ville. Et ça fait du bien. Pas de message particulier mais la volonté d'interpeller, d'attirer le regard sur cet art qui vit et qui fleurit de manière assez surprenante dans le cœur florentin.

Une touche d'art contemporain chez les Médicis.

HOGRE Firenze - Via degli Alfani

Depuis peu le bonhomme diversifie son activité avec un premier court métrage (désolé je ne fournis pas la traduction) et la réalisation du clip de Huge&Prince. A vous de juger...

Pour ce qui est de la partie "art de rue", Firenze regorge de beaucoup d'autres de ses collages qui, pour sûr, feront leur apparition ici tout au long de l'année.

Firenze sta guardandoti.


HOGRE et Jin Firenze - Via Benivieni

dimanche 12 septembre 2010

Parco delle Cascine. Le dimanche, Florence danse.


A part pour les touristes, ici les dimanches commencent tard. Et comme je ne suis plus un touriste,  mon réveil sonne à 13h30.

En ville pas un mot d'italien avant 15h. Au Parco delle Cascine, les jardins publics qui s'étendent sur presque un kilomètre semblent déserts. Les stands du Congrès du Partito Democratito sont désespérément vides. Le premier secrétaire Bersani ne prend la parole qu'à 17h depuis Turin.

Entre grosse chaleur, Grand Prix de F1 à Monza et Calcio à 15h, on commence à comprendre pourquoi les florentins restent chez eux. Tous les florentins? Non. Depuis midi un groupe s'affaire, flirt et tourne sans discontinuer...

lundi 6 septembre 2010

Saint Zénobie priez pour nous.

S'établir à Florence est une chose, le faire dans une rue quelconque en est une autre.

Pourtant, à première vue, la via San Zanobi (mon palace est au 54) ressemble à bon nombre de ses voisines. La banalité à l'italienne. Une rangée de piaggio, un café, des poubelles, une rangée de vélos, des poubelles.

A l'image de sa ville, grise et fermée, la ruelle mérite cependant que l'on gratte sous la couche de pollution qui en recouvre les mûrs. La raison principale, c'est l'identité du personnage historique qui s'est vu refiler le parrainage de ces 200 mètres orientés nord-est. Saint Zénobie. Ici le taulier,que par convenance nous appellerons Z, c'est lui.

Z donc, 337 - 417, est "vénéré" comme le premier évêque de la ville de Florence. (Wikipédia ne fait pas dans la demi-mesure avec monsieur). En remerciement de la christianisation de la région, l'Église catholique romaine lui offre un cercueil en argent dans la Santa Maria del Fiore aka le Duomo et Botticelli lui consacre une série de quatre tableaux à partir de 1500. Mais franchement avouez que passer sa retraite dans la cathédrale la plus célèbre de la ville et faire le prête nom pour une rue miteuse en guise de postérité urbaine, ça sent la vengeance franc maçonnique (loge complot et pâtes à la carbonara). 

Sinon la légende veut qu'au cours de son enterrement, Z fît revenir un orme à la vie d'un simple effleurement avec son corps saint. S'il pouvait lui venir l'envie de faire quelque chose pour les jardins publics florentins...

dimanche 5 septembre 2010

Le samedi soir à Florence :

- On partage son temps en terrasse avec des moustiques tigres.

- On mange avec un français, arrivé en stop depuis Istanbul, ébéniste et organisateur de soirées electro à Boulogne-sur-Mer.

- On assiste à un opéra par la porte des cuisines du palace.

- On apprend que les américaines sont à éviter. La rumeur dit qu'elles picolent, font n'importe quoi et portent plainte le lendemain matin.

vendredi 30 juillet 2010

Université d'été.

                                          Premier jour d' inscription à la Faculté d'Histoire de Nantes (photo R-G)