| Facoltà di Lettere e Filosofia |
Les facultés changent, les élections se ressemblent.
En France, les élections étudiantes (dans leur totalité) sont célèbres pour leur taux de participation similaire au pourcentage obtenu par les opposants ouzbeks.
En Italie, elles ont un taux de participation équivalent au taux de croissance annoncé par Christine Lagarde chaque année. Et les élections au CNSU (Consiglio Nazionale Studenti Universitari) ne dérogent pas à la règle.
Cet organe consultatif est composé, pour 3 ans, de 30 étudiants élus par l'ensemble de leurs condisciples au niveau national. Vous voyez arriver la vaste blague.
Ces élus, forts du déplacement en masse dans les urnes, sont autorisés à donner leur avis et à faire des propositions au Ministère de l'Université et de la Recherche. Rangez donc ce sourire en coin.
Dans les faits ils servent surtout de caution au projet d'autonomie des facultés italiennes (cela doit vous rappeler quelque chose) qui permet, ici aussi, à l'État d'effectuer des coupes drastiques dans les budgets de l'éducation.
Le précédent président du CNSU, Diego Celli, appartenait à la CLDS (Coordinamento Liste per il Diritto allo Studio), mouvement rattaché à la droite chrétienne et dont les membres sont connus pour être très actifs dans les campagnes électorales du Poppolo Della Liberta, le parti de Berlusconi.
La boucle est bouclée.
L'abstention, parfois, sert à éviter les pièges à cons.
Ce blog me plait de plus en plus ...
RépondreSupprimerTonton Marcel